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2007年8月7日火曜日

L'AIEA inspecte la centrale nucléaire japonaise endommagée par le séisme du 16 juillet

L'AIEA inspecte la centrale nucléaire japonaise endommagée par le séisme du 16 juillet
LEMONDE.FR avec AFP | 06.08.07 | 10h15 • Mis à jour le 06.08.07 | 10h15

AFP/YOSHIKAZU TSUNO
Philippe Jamet, directeur du Département de sûreté des installations nucléaires de l'AIEA, a entamé, lundi, une visite de la centrale nucléaire de Kashiwazaki-Kariwa, endommagée par un violent séisme.


Une équipe d'experts de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) a commencé, lundi 6 août, à inspecter la centrale nucléaire de Kashiwazaki-Kariwa, au centre du Japon. Cette centrale, la plus grande du monde, a été endommagée par un violent tremblement de terre le 16 juillet.

"Notre but aujourd'hui est de tirer les leçons du séisme qui s'est produit ici et de les partager avec la communauté internationale", a déclaré Philippe Jamet, directeur du Département de sûreté des installations nucléaires de l'AIEA. Les six inspecteurs doivent passer quatre jours dans la centrale, fermée pour une période indéterminée par les autorités à la suite d'un incendie et de légères fuites radioactives provoqués par le tremblement de terre. La compagnie Tokyo Electric Power (Tepco) a depuis reconnu que sa centrale n'était pas conçue pour résister à un séisme d'une telle force.


La secousse, de magnitude 6,8 sur l'échelle de Richter, avait fait onze morts, plus de mille blessés et détruit des milliers d'habitations dans la province de Niigata.

Après avoir hésité, le gouvernement japonais a finalement invité l'AIEA à inspecter la centrale, afin de mettre fin aux rumeurs alarmistes à l'étranger et d'apaiser les craintes de l'opinion japonaise.


 

2007年8月5日日曜日

L'élection d'un séropositif à Tokyo ravive le scandale du sang contaminé

L'élection d'un séropositif à Tokyo ravive le scandale du sang contaminé
LE MONDE | 04.08.07 | 13h27 • Mis à jour le 04.08.07 | 13h27
TOKYO CORRESPONDANT



AFP/YOSHIKAZU TSUNO
Ryuhei Kawada, le 29 juillet 2007.

Contrairement à la candidate des minorités sexuelles, Kanako Otsuji, lesbienne déclarée, qui n'a pas été élue aux élections sénatoriales du 29 juillet, un autre candidat représentant d'une minorité l'a été. Hémophile contaminé à l'âge de 10 ans par le virus du sida à la suite d'une transfusion sanguine, Ryuhei Kawada (31 ans), élu à Tokyo comme indépendant, n'est pas que le porte-parole des personnes atteintes de cette maladie : il est aussi une victime emblématique des coupables négligences du ministère de la santé, du travail et du bien-être.


Pour le nouvel élu, ce ministère de tutelle des services d'assurances sociales est responsable du fiasco de la gestion des retraites (gigantesque cafouillage électronique qui se traduit par 50 millions de dossiers égarés ou incomplets), qui a été une des causes de la cuisante défaite de la coalition gouvernementale aux élections sénatoriales. "A l'origine de l'affaire des retraites, il y a une cause analogue à celle du sang contaminé : l'arrogance irresponsable de ce ministère", dit-il. Un argument auquel les électeurs ont été sensibles.

En 1995, Ryuhei Kawada, âgé alors de 19 ans, avait révélé être atteint du sida et il avait entamé, avec d'autres plaignants, une action en justice contre le gouvernement et les entreprises pharmaceutiques responsables de la contamination de 1 500 hémophiles. Ils ont obtenu gain de cause. Et depuis, Ryuhei Kawada a été le porte-parole des malades. La mort récente de l'un de ses amis, également contaminé, l'a convaincu de se présenter afin de rappeler le sort de ceux-ci.

Parmi les pays développés, le Japon a le nombre le plus faible de personnes reconnues porteuses du virus du sida par rapport à la population : 13 780 sur 127 millions d'habitants. Mais le nombre des séropositifs augmente d'année en année, en particulier parmi les jeunes : 914 en 2006 contre 832 l'année précédente. Les rapports homosexuels non protégés sont la première cause de contamination, estime la Fondation japonaise pour la prévention du sida.

Des organisations non gouvernementales (ONG) mettent en cause une insuffisance d'information à l'école sur les risques de contamination ainsi que la réduction des budgets consacrés à la prévention de la maladie. C'est le cas de la municipalité de Tokyo, où celui-ci est passé de 632 millions de yens (environ 4 millions d'euros) en 1995 à 237 millions de yens en 2006, soit une réduction de 62 % en onze ans.

Philippe Pons
Article paru dans l'édition du 05.08.07.

 

Au Japon, M. Abe dans la tourmente après la défaite électorale du PLD

Au Japon, M. Abe dans la tourmente après la défaite électorale du PLD
LE MONDE | 03.08.07 | 16h41 • Mis à jour le 03.08.07 | 16h41
TOKYO CORRESPONDANT



AP/Itsuo Inouye
Shinzo Abe (deuxième à droite) et Ichiro Ozawa (à gauche), président du PDJ, après un débat au Club de la presse à Tokyo.

Les pressions s'accentuent pour exiger la démission du premier ministre Shinzo Abe dont le Parti libéral- démocrate (PLD) a subi une cinglante défaite lors des élections sénatoriales du 29 juillet. Selon les sondages, plus de la moitié de l'opinion demande son départ et la plupart des journaux critiquent le fait qu'il s'accroche au pouvoir "en tournant le dos à la volonté populaire", écrit par exemple le quotidien Asahi Shimbun. Quant au Parti démocrate du Japon (PDJ), revigoré d'être devenu le premier parti à la Chambre basse, il monte aux créneaux.


Le gouvernement Abe et le PLD cherchent à faire de cette défaite une sorte de "non-événement", certes regrettable et dont il faut tirer des conséquences, mais qui ne remet pas en cause le mandat du premier ministre. Du point de vue du droit constitutionnel, l'argument se défend. Mais le vote a été un désaveu du cabinet Abe. Il est peu vraisemblable que le remaniement ministériel annoncé sera suffisant pour calmer le jeu. M. Abe a commencé par limoger, mercredi, le ministre de l'agriculture, Norihiko Akagi, impliqué dans une affaire de fausses factures.

Le président du PDJ, le pugnace Ichiro Ozawa, a qualifié d'"absurde" l'entêtement de M. Abe. Et il a ouvert le feu en annonçant que son parti s'opposerait à la prolongation de la mission d'appui de la marine japonaise aux forces internationales en Afghanistan. Ce qui ne pourrait que tendre un peu plus les relations avec Washington. M. Ozawa a décliné, jeudi, une demande de rencontre avec l'ambassadeur américain au Japon, Thomas Schieffer, estimant qu'elle n'était pas opportune.

L'adoption, le 30 juillet, par la Chambre des représentants américaine d'une résolution demandant au Japon de présenter ses excuses aux femmes contraintes à se prostituer pour l'armée impériale pendant la seconde guerre a été ressentie à Tokyo comme un camouflet. Cette résolution, qualifiée de "regrettable" par M. Abe, apparaît, juste après la défaite du PLD, comme le "coup de pied de l'âne" à un premier ministre qui avait choisi l'Europe et non les Etats-Unis pour son premier voyage à l'étranger. Le retrait de la Corée du Nord de la liste des pays soutenant le terrorisme - auquel Washington paraît s'être résolu - sera une nouvelle déconvenue pour Tokyo qui prône la fermeté à l'égard de Pyongyang.

Avec un parti gouvernemental affaibli et une opposition renforcée mais qui ne constitue pas, pour l'instant, une force d'alternance crédible étant donné son manque d'homogénéité, le Japon risque d'entrer dans une période de paralysie politique. La Chambre haute a constitutionnellement moins de pouvoir que la Chambre basse où le PLD dispose d'une forte majorité. Mais, dominée désormais par l'opposition, elle peut bloquer ou faire traîner l'adoption des lois. Depuis 1989, le PLD n'a plus, à lui seul, la majorité à la Chambre haute mais il en conservait le contrôle (avec l'appui de petits partis centristes) et surtout la présidence. Ce qui ne sera plus le cas pour les trois ans à venir.

Un phénomène est peut-être plus préoccupant que les conséquences sur la vie parlementaire de la défaite du PLD : l'apparente incapacité à réagir de ce parti qui, en plus d'un demi-siècle de pouvoir, a démontré son habileté à reprendre les situations en main. Personne ne sort du rang. Aucun de ses caciques ne présente une solution de rechange. Tout le monde semble rentrer la tête en espérant que la tempête va passer. Un calcul qui n'est pas forcément erroné : le PDJ n'est pas prêt à prendre le pouvoir et l'émergence d'un bipartisme au Japon semble encore éloignée.

Assemblage disparate de transfuges de droite et de centre gauche, le PDJ a bénéficié, le 29 juillet, d'un vote sanction du PLD plus que d'un soutien actif des électeurs. Il n'aurait peut-être pas leur aval si ceux-ci devaient se prononcer dans des élections générales ayant à la clef une alternance au pouvoir. Mais il n'en constitue pas moins une nouvelle force qui prive le PLD de sa position hégémonique et pourrait le contraindre à jouer la concertation.

Philippe Pons
Article paru dans l'édition du 04.08.07.

 

2007年8月2日木曜日

Le ministre de l'agriculture japonais démissionne sur fond de scandales de corruption

Le ministre de l'agriculture japonais démissionne sur fond de scandales de corruption
LEMONDE.FR avec Reuters | 01.08.07 | 11h59 • Mis à jour le 01.08.07 | 13h01

Le premier ministre conservateur japonais, Shinzo Abe, a accepté, mercredi 1er août, la démission de son ministre de l'agriculture, Norihiko Akagi, trois jours après la défaite électorale des sénatoriales, où le premier ministre a perdu la majorité de la Chambre basse. Il faisait l'objet de soupçons de corruption, alimentés par la presse, depuis l'apparition d'incohérences dans ses soutiens financiers.

Le Parti libéral-démocrate, au pouvoir au Japon, est également affecté par des scandales, auxquels le mauvais résultat des élections de dimanche est imputé. Impopulaire, Shinzo Abe refuse, pour sa part, de quitter son poste.

Norihiko Akagi avait succédé, en juin, à Toshikatsu Matsuoka, qui s'était suicidé en mai après avoir été mis en cause dans l'un de ces scandales.


 

Petites vagues à Hokkaido en réplique à un violent séisme au large de Sakhaline

Petites vagues à Hokkaido en réplique à un violent séisme au large de Sakhaline
LEMONDE.FR avec AFP et Reuters | 02.08.07 | 09h52 • Mis à jour le 02.08.07 | 09h56

De petites vagues de tsunami, d'une vingtaine de centimètres de haut, ont frappé jeudi 2 août, la côte ouest de l'île japonaise d'Hokkaido, après un violent séisme de magnitude 6,4 qui a fait deux morts dans l'île russe voisine de Sakhaline, selon l'agence météorologique nippone.

Aucune victime ni dégât n'ont été signalés dans un premier temps, et seuls de légers tremblements ont été perçus dans certaines villes de l'île. L'agence météorologique avait précédemment lancé un "avertissement" au tsunami (d'un niveau inférieur à l'"alerte") pour l'île d'Hokkaido.

PLUS DE 25 000 HABITANTS ÉVACUÉS


En Russie, le tremblement de terre, survenu jeudi, à l'aube, a fait au moins deux morts et trois blessés, selon les agences russes Interfax et RIA-Novosti. Plus de 24 000 habitants ont été évacués de leurs habitations.

La secousse a été légèrement ressentie dans l'extrême-nord de Hokkaido, à quelque 200 km au sud de l'épicentre. Selon Interfax, des habitants de l'île de Sakhaline ont évacué leurs foyers par crainte de nouvelles secousses.

 

Le Japon frappé par un violent séisme

Le Japon frappé par un violent séisme
LEMONDE.FR | 16.07.07 | 14h23 • Mis à jour le 17.07.07 | 13h09











Séisme en mer du Japon

Séisme en mer du Japon
LEMONDE.FR | 16.07.07 | 13h17